Adrien est né le 8 décembre 1891 à Fescamps, dans le canton de Montdidier .
Il réside ensuite non loin de là à Faverolles avec ses parents.
C’est le fils d’Émile TAUPIN, briquetier et de DUTRIAUX Marie Eugénie, ménagère domiciliés à Faverolles.
Il exercera différentes professions dont cheminot , ouvrier d’usine et chauffeur.
Il regrettera toujours de n’être pas resté au chemin de fer du Nord.Au conseil de révision, il mesure1,62 m
Il est incorporé au 154ème R.I , à Lérouville près de Commercy à compter du 8 octobre 1912.
Il est libérable le 1er octobre 1914…
Hélas la guerre vient d’être déclarée et il restera sous les drapeaux jusqu’ au 8 août 1919 !
Profitant d’une permission, il se maria avec Charlotte RAVIN de La Chaussée-Tirancourt le 28 février 1917.
Le maire de La Chaussée-Tirancourt est Léon Fourny. Adrien est alors soldat au convoi de service automobile, numéro 244.
De leur union naquit un petit garçon Abel en 1920.
Malheureusement, le petit décédera à l’âge de 11 ans. Le couple aura beaucoup de mal à s’en remettre.
Beaucoup d’habitants de La Chaussée-Tirancourt se souviennent d’Adrien, c’était toujours un homme gentil distribuant des bonbons.
Adrien et Charlotte allèrent travailler en région parisienne ; ils habitèrent successivement Paris, Joinville le Pont et Bezons.
Ils revinrent dans notre commune et s’y installèrent définitivement en 1933Pendant de nombreuses années, Charlotte tint le café « Le chalet des Tilleuls » entre La Chaussée-Tirancourt et Picquigny. Adrien travaillait à l’usine de Picquigny
Avant la guerre, Adrien fut sapeur pompier volontaire.
Pendant l’occupation, bien des choses manquaient notamment les vêtements et les chaussures.
Adrien, fabriquait des sandalettes à semelle de bois et dessus en bâche, il remplaçait les semelles usées des chaussures par des semelles de bois cloutées avec des clous que l’on appelait des « Caboches ».
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Il prit sa retraite en 1956. Il était passionné de jardinage et de promenade avec son chien « Pyrène » . Sa plus grande passion était la pêche. Avec du matériel peu sophistiqué, il réalisait de belles fritures.
Chaque jour, il m’emmenait à la pêche ; maman était rassurée et moi j’étais bien content.
Plusieurs fois par semaine, on jouait à la belote.
Charlotte, atteinte d’emphysème, décéda le 22 décembre 1974.
Adrien resta quelque temps dans leur maison située à l’angle de la rue de Belloy et de la rue du marais.
Il alla finir ses jours à la Maison de retraite de Picquigny où il s’est éteint le 29 mai 1979.
Le couple repose désormais dans le nouveau cimetière de la commune auprès de leur fils chéri.Abel TAUPIN 1920 - 1931
Charlotte GRICOURT 1895 - 1974
épouse de
Adrien TAUPIN 1891 – 1979