LE CAPITAINE ARSENE SEVIN |
La
vie d’Arsène SÉVIN
Capitaine
Décédé le 24 août 1917 à Glorieux (Verdun)
D’après les Archives de Vincennes
Merci à mon ami Jacques FOURÉqui a photographié l’ensemble du dossier militairedu Capitaine d’Infanterie Breveté Arsène SÉVIN.
Document Jacques FOURE
Archives militaires de Vincennes 5 Y e 115
Arsène SÉVIN : sa jeunesse
Le jeune Sévin
Arsène, Alphonse est né le 8 décembre 1880, à
Crécy en Ponthieu, département de la Somme.
C’est le fils d’Ernest Onézime, gendarme à cheval
à Crécy en Ponthieu et de WILBERT Armantine.
La famille Sévin
est originaire de Terramesnil (Somme).
Son papa : Ernest Onésime Sévin y est né le 3 mai 1849.
Son grand-père : Jean-Baptiste Sévin, était tisserand
à Terramesnil.
Sa grand-mère s’appelait Célina VILLERS.
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Au moment de la retraite, les parents du jeune Arsène viennent habiter à La Chaussée-Tirancourt.
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Ils sont
inhumés à gauche de la chapelle. «
Come unto me and I will give you rest » |
Le jeune Arsène fréquente le lycée d’Amiens* et y fait de brillantes études.
* Arsène SEVIN est inscrit sur le Monument Commémoratif du Lycée de Garçons d'Amiens, maintenant Cité Scolaire.
Le Conseil de révision
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Arsène
passe le Conseil de Révision à Picquigny et n’a qu’une
idée en tête : servir la France !
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C’est
à l’aide de cette toise que des centaines de jeunes ont
été mesurés lors du Conseil de Révision.
Elle a été utilisée jusqu’en 1967. |
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Il reçoit une somme de 3 francs 69 centimes pour indemnités kilométriques et journalières pour aller d’Amiens à Saint-Cyr.
Il entre à Saint Cyr
L'École
spéciale militaire de Saint-Cyr est une école militaire d'enseignement
supérieur français, qui forme des officiers des armes de l'armée
de terre. Elle a été créée en 1802, sur ordre
du 1er Consul Napoléon Bonaparte, qui l'installe d'abord au château
de Fontainebleau puis à Saint-Cyr-l'École (Yvelines), dans les
bâtiments de la Maison royale de Saint-Louis, fondée en 1686
, dont elle conservera le nom.
Depuis 1945, elle est implantée sur la commune de Bellevue Guer dans
le Morbihan avec pour devise : « Ils s'instruisent pour vaincre ».
Arsène entre à l’École spéciale militaire
Saint-Cyr, le 31 octobre 1900 comme élève.
Le 5 novembre 1901, il passe Caporal.
Le 27 mars 1902, il devient Sergent.
Il est de la Promotion du Tchad (1900-1902) et se trouve sur le Livre d'Or.
Il sort de l’école honorablement en se plaçant 69ème
sur 515 élèves.
Sa première affectation
Le 1er octobre
1902, il est sous-lieutenant au 33ème Régiment d’Infanterie.
Le 33ème Régiment d’Infanterie* se trouve à Arras,
dans le Pas-de-Calais.
Deux ans après, le 1er octobre 1904, il passera Lieutenant.
* C’est dans ce régiment commandé depuis juin 1911, par le Colonel Philippe Pétain que sera affecté le sous-lieutenant Charles de Gaulle, le 9 octobre 1912.
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Carte
d’Arras, adressée par Régina à ses amies
Jeanne MOYE et Victoria MOYE SEHET |
Son mariage
Il se marie le jeudi 11 décembre 1902 à CAUCHY Régina, Olympe domiciliée à La Chaussée-Tirancourt, département de la Somme après avoir obtenu l’autorisation le 26 novembre 1902.
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L’an
1902, le 11 décembre1902 à 10 h 30 par devant nous de
Francqueville Maurice, Maire de La Chaussée-Tirancourt ont comparu
en la maison commune Publication
des bans les dimanches 23 et 30 novembre derniers…. Autres
signatures : |
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Le
11 décembre1902, après la publication d’un banc,
fait en cette paroisse le dimanche 7 décembre, sans aucune
réclamation ni empêchement canonique. Signé
: L. Dargent Suivent
les signatures :
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Photo
de la maison de Régina CAUCHY SEVIN, Rue du Marais à La Chaussée-Tirancourt. |
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Nous
soussignés membres du Conseil d’Administration
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Document
Jacques FOURE - Archives militaires de Vincennes 5 Y e 115 |
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Ses enfants
De l’union de Sévin Arsène, Alphonse avec Régina, naissent deux enfants : une fille puis un garçon.
Naissance d’Andrée Yvonne Sévin
Le 7 octobre 1903 , Arsène, Alphonse Sévin déclare la naissance de sa fille qu’il nomme : Andrée Yvonne. Elle naît à Arras, Pas de Calais ou son père est en garnison . La famille habite Faubourg Méaulens.
Le 6 octobre 1920, Andrée Yvonne est adoptée par la Nation par jugement du Tribunal Civil de la Seine : elle devient Pupille de la Nation suite au décès de son papa le 24 août 1917.
Elle décédera peu de temps après son papa, en 1922, à l’âge de 19 ans.Baptême Andrée Yvonne Sévin
Le 25 novembre 1903, Andrée Yvonne née le 7 octobre sur la paroisse Notre Dame à Arras, file d’Arsène Alphonse Sévin et de Régina Olympe Cauchy qui demeurant dans la dite paroisse, a été baptisée , avec l’autorisation de Mr l’Archiprêtre d’Arras , par nous curé soussigné, curé de La Chaussée-Tirancourt. Le parrain a été Vulfran Cauchy et la marraine Alice Sévin qui ont signé avec nous. L. Dargent curé.
Naissance de Paul Arsène Sévin
Andrée Yvonne et Paul Arsène étaient domiciliés chez leur mère Mme Sévin Régina 12 rue Ernest Renan à PARIS 15ème.
Le 12 octobre 1906 , Naissance de Paul Arsène Sévin. Ses parents habitent alors N° 2, Route de Saint Nicolas, à Arras, Pas de Calais.
Le 6 octobre 1920, Paul Arsène est adopté par la Nation par jugement du Tribunal Civil de la Seine : il devient Pupille de la Nation suite au décès de son papa le 24 août 1917.
Le jeune homme, malheureusement décédera, sans profession, le 14 août 1928, à 22 ans, chez sa grand mère maternelle Madame Élise Cauchy, rue du Marais. Le témoin est son ami, Étienne Brisse 24 ans, officier au long cours.
Il repose dans le vieux cimetière aux côtés de son papa et de sa sœur.
Carrière Militaire d’Arsène SÉVIN
Arsène s’est engagé pour 3 ans à Picquigny, le 27 octobre 1900.
Il a été
ensuite admis à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr,
dont il sortira 69ème sur 515 élèves.
Il a intégré ensuite le 33ème Régiment d’Infanterie
comme sous lieutenant le 1er octobre 1902.
Il passa Lieutenant 1er octobre 1904.
C’est un officier très bien noté et apprécié
de ses supérieurs comme en témoigne la copie de son livret matricule.
Résumé des notes antérieures à 1907
Sorti de Saint
Cyr en 1902 N° 69 / 515, il est affecté au 33ème Régiment
de ligne.
Il y est de suite très bien noté : caractère ouvert et
sympathique, rigoureux, énergique, très bon instructeur, plein
d’entrain et d’initiative aux grandes manœuvres.
1907
1) Jeune officier très intelligent , actif, instruit, sérieux, d’un caractère ouvert et sympathique doué d’une grande finesse discret. Sur le terrain a l’entrain et l’initiative. A fort bien instruit son peloton. Bien qu’il songe à se présenter à l’Ecole de Guerre ne néglige aucun de ses devoirs pour préparer les examens. Doit réussir officier d’avenir.
Arras,
le 25 avril 1907.
Le Colonel de la 33ème Division. Signé illisible
2) Continue à donner entière satisfaction à ses chefs et à s’attirer leur confiance et leur affection par la maturité son caractère, sa distinction, sa modestie. Très militaire de cœur et d’âme a rigoureusement commandé sa troupe aux manœuvres. Admis à se présenter à l’Ecole de Guerre ; bien préparé pour réussir . Officier de valeur.
Arras,
le 30 … 1907.
Le Colonel. Signé Schwartz
1908
1) Officier d’avenir, très bien doué. Possède toutes les qualités qui font un officier d’élite : a le travail facile , l’intelligence vive, la décision prompte. Quoique jeune … a beaucoup d’acquis. Vient d’être reçu brillamment à l’Ecole de Guerre où il se présentait pour la première fois.
Arras, le 14 avril 1908
Le Colonel. Signé Schwartz
2) Passé au 18ème Régiment d’Infanterie par décision Ministérielle en date du 23 juin 1908 . Rayé des contrôles le 12 juillet 1908. maintenu au 33ème jusqu’à son entrée à l’Ecole de Guerre .
Arras, le 9 juillet 1908
Le Colonel. Signé Schwartz
1909
Ecole Supérieure
de Guerre
Octobre
A été reçu très jeune dans des conditions brillantes
. Notes les plus flatteuses à ses stages. A voir venir.
Le colonel commandant en 2ème
Ecole Supérieure de Guerre
signé Lanquetot
1910
Sort dans le 1er tiers de sa promotion avec la mention Bien c’est à dire dans les conditions les plus honorables pour un jeune. Réfléchi et appliqué. A des idées nettes et justes, toujours correct près à marcher. Décidé fera très bien.
Le Colonel commandant en 2ème
Ecole Supérieure de Guerre
signé Lanquetot
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1911 - Besançon
Arrivé en mai à l’état major du 7ème corps, le Lieutenant Sévin s’y annonce comme une excellente acquisition actif convaincu ? de qualités et de moyens nettement accusés paraît apte au service de l’état major ? a prouvé au cours des manœuvres d’automne du 7ème corps qu’il était à même de faire une bonne besogne en campagne. Compte 7 ans de grade. Passé irréprochable mérite d’être inscrit cette année au tableau d’avancement.
Signé Marjoulet
1912 - Besançon
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Besançon
le 19 avril 1911- Vue de la Citadelle Carte à Mesdemoiselles Moye - « Bon souvenir » Régina Sévin |
1er semestre
Jeune officier très brillant et très complet dont la valeur
s’exprime tous les jours. Apte à remplir avec distinction les
emplois les plus variés dans les services de l’état major.
A de l’ordre, de la méthode, du jugement, une grande capacité
au travail. A montré dans les exercice sur la carte et sur le terrain
un sens tactique très averti et du coup d’œil. Rendrait
de grands services en campagne. A pousser ?
Signé Marjoulet
Né
le 21 septembre 1859 à Anduze (Gard). François Louis Albert Marjoulet est un officier d'état-major, breveté de l'école de guerre. Il est nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1880. C'est avec ce grade qu'il sert au 3ème régiment de Zouaves en 1884. En 1895, il est officier d'ordonnance (avec le grade de capitaine d'infanterie hors cadre) du général Verrier, commandant de la 29ème division d'infanterie. 1898 : capitaine, breveté, au 27ème BCA. Il devient chef de corps du 27ème BCA en 1901, commandement qu'il exerce jusqu'en 1910, année de sa promotion au grade de lieutenant-colonel. Pendant la guerre de 1914-1918 , il commande, en tant que général de division, la 35e division d'infanterie. Grand Croix de la Légion d'honneur. |
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2ème semestre
Détaché à l’état major de la 27ème
Brigade d’Infanterie pour y remplacer l’officier d’état
major de cette brigade. M. le lieutenant Sévin s’est très
rapidement mis au courant de son nouveau service et a su se faire hautement
apprécier de son nouveau chef. A été également
très bien noté pendant le stage de cavalerie qu’il a accompli
en juillet et août au 4ème Chasseurs*.
Cet excellent officier mérite à tous égards d’être
inscrit cette année au tableau d’avancement.
Tous ceux qui le connaissent et l’ont vu à l’œuvre
applaudiront à cette juste récompense de ses services et son
dévouement à ses devoirs qui n’a d’égal que
sa modestie.
Signé Marjoulet
* Excellent officier, cavalier vigoureux et plein d’entrain, a fait preuve des qualités les plus complètes dans l’accomplissement des missions multiples qui lui ont été confiées au cours de son stage principalement aux manœuvres des Vosges. A laissé à tous , de son stage, le meilleur souvenir.
Le Colonel ARTHUIS
Commandant le 4ème Chasseurs
Epinal, le 20 août 1912
Signé : Arthuis
1913 - Bourg-en-Bresse
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Bourg
le 22 septembre 1912 |
1) Monsieur le
Lieutenant Sévin est un officier de tout premier ordre, travailleur,
très instruit, très actif et invaincu ? on ne trouve que des
qualités chez cet officier des plus distingués sans l’ombre
du moindre défaut. Il est apte à traiter les questions les plus
importantes et les plus ardues, avec méthode, jugement, intelligence.
Sous tous les rapports, il aurait mérité de figurer au tableau
de 1913 et en toute justice, il devra être porté sur le prochain.
Bourg le 1er avril 1913 Le Général Boë ? commandant la
17ème Brigade
2) Passé à l’E. M. la de la Brigade d’Infanterie de la 14ème Division d’Infanterie suivant décision ministérielle du 23 juin 1913 (J.O du 24 du dit mois) Rayé des contrôles de la 17ème Brigade d’Infanterie le 9 juillet 1913.
Bourg
le 10 juillet 1913 Le Général Boë ?
Commandant la 17ème Brigade
2ème semestre 1913
Notes données à M. le Lieutenant Breveté Sévin , de l’État Major de la 14ème division d’Infanterie à la suite des manœuvres d’automne de la 27ème Brigade d’Infanterie en 1913.
M. le Lieutenant Breveté Sévin s’est montré comme toujours, pendant les manœuvres de la 27ème Brigade, auxquelles il a participé, officier modèle sur tous les rapports ; l’éloge de cet officier, tout à fait hors pair n’est plus à faire.
Bourg
, le 17 septembre 1913
Le Général Boï , Commandant la 27ème Brigade d’Infanterie
Arrivé depuis peu à la Division, le Lieutenant Sévin a déjà eu l’occasion de montrer que les excellentes notes antérieures étaient largement justifiées. Cet officier est très bien doué sous tous les rapports et a de la personnalité. Il mérite d’avoir cette année au corps d’armée le N° 1 des lieutenants proposés pour capitaine.
Le commandant SEGONNE
Chef d’état major
De la 14ème Division d’Infanterie
A Belfort le 1er octobre 1913
Officier hors
de pair par son intelligence son acquis, et sa maturité d’esprit
aussi bien que par son dévouement et ses sentiments élevés.
Avancement 1/21.
Belfort le 20/10/13
Général de Division Curé
Il est promu Capitaine, le 23 juin 1914
Malgré des notes excellentes, Arsène aura un avancement lent ; il lui faudra 10 ans pour passer capitaine !
1914 - Belfort
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Belfort
le 12 novembre 1913 |
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Belfort le
13 novembre 1913 |
Promu Capitaine
le 23 juin 1914, il est affecté au 95ème Régiment d’Infanterie
le 9 juillet 1914.
Pendant son séjour à l’Etat Major de la 14ème division.
Il a donné toute satisfaction à ses chefs.
Vigoureux, esprit pondéré et au jugement sain il est très
apte à remplir toutes les fonctions susceptibles d’être
données à un officier d’Etat Major. Très bien orienté
au point de vue tactique le capitaine Sévin saisit vite les situations
et trouve rapidement leur solution sur le terrain ou sur la carte . C’est
un officier de 1er ordre qui sera toujours bien à sa place.
Le commandant SEGONNE
Chef d’état major
de la 14ème Division d’Infanterie
A Belfort le 10 juillet 1914
Il combat sur tous les fronts
Au début de la guerre, le capitaine Sévin combat en Alsace : Mulhouse (9 août), Dornach (19 août), puis dans la Somme, sa région natale à Proyart (29 août) puis il prit part dans ses fonctions aux batailles de la Marne et de l’Aisne.
1914 1915
Le Capitaine Sévin commandait au début de la guerre une compagnie du 35ème Régiment d’Infanterie qu’il a menée au feu en première ligne aux combats de Mulhouse (9 août), Dornach (19 août), Proyart (29 août). Il a commandé son unité brillamment se montrant plein d’initiative, de bravoure, de zèle et d’entrain. Réaffecté à l’Etat Major de la 14ème division le 19 septembre 1914, il a développé pendant la campagne des solides qualités militaires qu’on lui connaissait gardant sous le feu tout son calme et sa lucidité. Il a pris part dans ses fonctions aux batailles de la Marne et de l’Aisne. Au total : officier d’État Major de tout premier ordre.
Le Commandant SEGONNE
Chef d’état major
de la 14ème Division d’Infanterie
Le 10 février 1915
Visé le 10 février 1915, le général A. Crépey
, commandant la 14ème Division.
1915
Le Capitaine Sévin mérite toujours les mêmes excellentes notes. Officier au jugement sûr ayant une base solide. A traiter en officier de premier choix et à pousser.
Le
1er mai 1915
Lieutenant Colonel SEGONNE
Chef d’état major
de la 14ème Division d’Infanterie
1916
Officier dont on ne peut faire que des éloges. Se dépense sans compter au moment de la préparation des attaques de Champagne . S’est montré au cours des combats du 25 au 30 septembre officier d’état major remarquable sachant dans les circonstances les plus difficiles et sous le feu le plus violent garder l’esprit calme et le jugement sûr. A rendu de ce fait à l’état major de la division les plus distingués services. Cité à l’ordre du 7ème corps d’armée.
P.S.: Le général A. CREPEY trouva la mort en 1916 et fut remplacé par le général PHILIPOT.
1917
Officier d’État
Major dont l’éloge n’est plus à faire.
A montré dans toutes les opérations auxquelles a pris part dans
la division en 1916 (Verdun, la Somme ) les mêmes qualités de
jugement sûr qui le distinguent et le font si hautement apprécier.
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Le
général PHILIPOT |
Il participe à de nombreux stages
Stage au 15ème
Régiment d’Artillerie du 1er avril au 30 juin 1908.
Stage au 21ème Régiment de Dragons du 1er juillet au 30 septembre
1908.
A suivi les cours de l’École Supérieure de Guerre du 3
novembre 1908 au 11 octobre 1910 inclus. A obtenu le brevet d’Etat Major.
Stage au 4ème Bureau (Etat Major de l’armée ) du 15 janvier
au 15 avril 1911.
Stage au 4ème Régiment d’Artillerie du 21 juin au 20 juillet
1911.
Stage à l’Etat Major de l’armée du 25 au 30 mars
1912.
Stage au 4ème Régiment de chasseurs à cheval du 15 juillet
au 15 août 1912.
Il entre à l’École Supérieure de Guerre puis à l’État-Major
Il est admis
en 1908 à l’école de guerre . Il en sortira 30ème
sur 89, avec la Mention Bien.
55ème Régiment d’Infanterie (Ecole de Guerre) lieutenant
25 décembre 1908
27ème Régiment d’Infanterie (Ecole de Guerre) lieutenant
25 septembre 1909
Arrivé à l’état major du 7ème corps le 20
avril 1911.
27ème Régiment d’Infanterie (Stagiaire à l’Etat
Major de la 27ème Brigade d’Infanterie)
lieutenant 25 juin 1912
Etat Major de la 27ème Brigade d’Infanterie, H.C , lieutenant
13 octobre 1912
Etat Major de la 14ème Division d’Infanterie , 27ème d’Infanterie,
lieutenant , 23 juin 1913
8ème Régiment d’Infanterie , capitaine, 23 juin 1914
35ème Régiment d’Infanterie , capitaine, 9 juillet 1914
Affecté à l’Etat Major de la 14ème D I, capitaine,
19 septembre 1914
A obtenu à
sa sortie de l’école de Guerre, le 12 octobre 1910 un congé
de 3 mois avec solde de présence pour en jouir à Paris (décision
Ministérielle du 5 octobre 1910)
Durée : 3 mois
Actions d’éclat et citations à l’ordre de l’armée
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Félicitations à un officier
Par
application des dispositions de l’article 277 du service courant,
le général Commandant Fait au Quartier
Général
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Document
Jacques FOURE - Archives militaires de Vincennes 5 Y e 115 |
Décorations et médailles françaises
Chevalier de la Légion d’Honneur 24 août 1917.
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« Officier d’une valeur exceptionnelle et d’une bravoure éprouvée a rendu comme commandant de compagnie puis comme officier d’état major les services les plus appréciés. Grièvement blessé le 24 août 1917 au cours d’une mission périlleuse de reconnaissance. Deux fois cité à l’ordre. » Croix de guerre avec palmes et étoile de vermeil.
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Blessures et décès
Blessé par éclat d’obus le 24 août 1917 à l’épaule, à la main gauche, à la jambe gauche, face dorsale hémorragie.
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C’est
dans ce cimetière qu’Arsène Sévin fut inhumé
avant de revenir dans le cimetière communal de La Chaussée-Tirancourt. |
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Situation
de GLORIEUX par rapport à VERDUN |
Sévin Arsène, Alphonse |
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Des amis s’inquiètent
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Les démarches de Madame Veuve Sévin Régina
Madame Sévin
apprend la triste nouvelle ; elle habite 12 rue Ernest Renan à Paris
15ème
Elle reste avec ses deux enfants Andrée Yvonne et Paul Arsène
qui deviendront Pupilles de la Nation le 24 août 1917, suite au décès
de leur papa.
Régina se débat avec l’administration…
Lettres de Madame Sévin au Ministre
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Sa sépulture
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Arsène
repose dans la tombe familiale de la famille CAUCHY-BARBIER, ses beaux
parents. - Phrumence
Barbier, décédé le 20 juillet 1887 à l’âge
de 69 ans, ménager, son épouse Lucie Dufrénoy ,
décédée le 9 mars 1891 âgée de 77
ans Malheureusement,
peu de temps après Arsène, ses deux enfants le rejoindront
: La
tombe est en mauvais état : la stèle était cassée
; elle fut restaurée en 2003. L’intérieur est en
petits cailloux ; elle est en outre entourée d’une chaîne. |