Des racines calcéennes anciennes :La famille BÉHEN est installée à La Chaussée-Tirancourt depuis fort longtemps.
Déjà, en 1650 on trouve la naissance de Marie BÉHEN, née le vendredi 28 janvier 1650. C’est la fille de Nicolas dit : « Le bouc » et de Catherine Sorel.
En 1673 on trouve le mariage de BÉHEN Antoinette.Le patronyme s’étreindra en 1929 lors du décès de Marie BÉHEN dite « La Cantinière ».
Marie BÉHEN, « la Cantinière » est l’arrière petite fille de Pierre BÉHEN, le frère de Jean-Baptiste.Sa naissance :
Jean-Baptiste BÉHEN, est né le 17 décembre 1769 à La Chaussée-Tirancourt.
C’est le fils de Louis BÉHEN et de Jeanne CARON.Louis BÉHEN était tisserand puis manouvrier. Il décédera le 11 juillet 1807 à l’âge de 78 ans. Il était né à La Chaussée-Tirancourt le 9 décembre 1728.
Jeanne CARON décédera le 7 février 1811, à l’âge de 81 ans. Elle était née à La Chaussée-Tirancourt le 28 décembre 1729.Ses frères et sœurs :
Pierre, né le 18 mars 1756. Pierre est ménager en 1807 et tisserand en 1811.
Adélaïde, née le 17 mai 1758
Marie-Madeleine Félicité, née le 10 juillet 1760
Jean-Louis, né le 18 octobre 1763. Jean-Louis décédera le 24 décembre 1823 ; Jean-Baptiste signe alors le registre d’état civil.
Anne-Charlotte, née le 18 août 1766
Jean-Baptiste, né le 17 décembre 1769
Dorothée, née le 28 juin 1772, décédée le 29 mars 1776La Révolution :
En mars 1792, les citoyens actifs de la paroisse de La Chaussée ( 179 ) et Tirancourt ( 39) et leurs fils âgés de plus de 18 ans sont convoqués à la Mairie « à l’usage d’estre gardes nationales ».
Il signe le registre en même temps que son père Louis et ses frères Pierre et Jean-Louis. Tous les 3 ont une belle signature, ce qui n’est pas le cas pour de nombreux habitants qui ne savent pas signer leur nom. Dans ce cas le greffier indique : « a déclaré ne savoir signer et estre de bonne volonté ».Le 2 avril 1793, tous les citoyens non mariés et veufs sans enfant « sont convoqués au son de la cloche » pour être présent à la lecture du décret de la Convention nationale du 24 février dernier qui fixe le mode de recrutement de l’armée.
La commune doit fournir 3 « soldats volontaires » par la voie du tirage au sort ; en conséquence , il a été décidé de mettre dans un chapeau autant de billets qu’il y aurait de citoyens sujets au tirage.
3 habitants ont été tirés au sort :- Etienne DELECOLLE, résidant La Chaussée-Tirancourt a été sur le champ proclamé soldat de la République.
- Claude GAVOIS, fils de Jean, âgé de 23 ans, natif de La Chaussée-Tirancourt, y demeurant a été sur le champ proclamé soldat de la République.
- Jacques MERCIER, fils d’Honoré, âgé de 23 ans, natif de La Chaussée-Tirancourt, y demeurant a été sur le champ proclamé soldat de la République.Sa carrière militaire :
Jean Baptiste n’a pas été tiré au sort, pourtant on le retrouve le 12 septembre 1793, soldat au 3ème bataillon du district d’Amiens. S’est-il engagé ?
Son retour à La Chaussée-Tirancourt :
Son mariage : le jeudi 11 juin 1818
Jean-Baptiste BÉHEN se mariera à près de 50 ans avec Marie Adélaïde GUILLERAND, âgée de 31 ans, née à La Chaussée-Tirancourt, le 21 décembre 1787, fille de feu Félix Guillerand , décédé à La Chaussée-Tirancourt, le 16 prairial an 11 et de Marguerite PRÉVOST, âgée de 67 ans, présente à la cérémonie.
Jean-Baptiste est assisté de ses deux frères : Pierre, tisserand , âgé de 62 ans, et
Jean-Louis, tisserand, âgé de 54 ans
Marie Adélaïde est assistée de son frère Eloi, cultivateur, âgé de 35 ans et son beau-frère Benjamin MERLOT, cultivateur, âgé de 48 ans.
Les publications de mariage ont été faites au portail de l’église paroissiale de La Chaussée-Tirancourt les dimanches 31 mai et 7 juin au sortir de la messe sans aucune opposition.
Jean-Baptiste a du produire deux certificats de son ex régiment attestant qu’il ne s’était pas marié pendant le cours de son absence.
Le mariage est célébré par Louis Nicolas CAMBRONNE ancien lieutenant des armées napoléoniennes. On s’imagine quelle émotion il a eue à célébrer ce mariage et quels souvenirs ils ont du partager à l’issue de la cérémonie….Il a deux enfants :
- Le 26 mai 1819 naît le petit Louis Béhen. Jean-Baptiste a alors 49 ans et son épouse 31.
Louis sera le témoin du mariage de s a sœur Geneviève le 7 août 1844. il est alors officier de santé à Ailly-le-Haut-Clocher.
Louis se mariera le 23 février 1846 avec Rosalie Deflandre de La Chaussée-Tirancourt. Il exerce la profession de chirurgien à Ailly-le-Haut-Clocher.- Le 21 juin 1822 naît Geneviève ; Jean-Baptiste a alors 52 ans.
Geneviève se mariera le 7 août 1844 à La Chaussée-Tirancourt avec Paschal Rousseaux, boulanger à Picquigny.Son décès : le 7 juin 1829
Il décédera le 7 juin 1829 à l’âge de 59 ans ; il laisse une veuve et deux enfants en bas âge (7 ans et 10 ans).
Tombe Famille BÉHEN-GUILLERAND
« Ici reposent les corps de FROIDURE Sylva,
Ancien Officier.
Commandant les sapeurs pompiers de La Chaussée-Tirancourt
Décédé le 30 mars 1919
et de Marie BÉHEN décédée le 6 mars 1929 âgée de 86 ans. »
C’est une tombe en pierre plate posée à même le sol. Il y a une jolie croix en fer forgé avec une magnifique plaque en laiton où est inscrit :
« Ici repose le corps de Jean-Baptiste BÉHEN décédé le 7 juin 1829, âgé de 59 ans, Capitaine retraité des Grenadiers du 23ème Régiment de Ligne, Officier de la Légion d’Honneur. »
son épouse Marie Josèphe Adélaïde Guillerand.
Lors du décès de Jean-Baptiste, c’est son frère, Pierre BÉHEN qui fit la déclaration en mairie à Louis Nicolas CAMBRONNE, Adjoint au Maire.
Jean-Baptiste BÉHEN habitait « Grande Voirie d’Amiens à Abbeville »