LE  LIEUTENANT JOSEPH  COMOR

La vie de COMOR Joseph, Désiré, Renaud
Lieutenant
D’après les Archives de Vincennes

Merci à mon ami Jacques FOURÉ
qui a photographié l’ensemble du dossier militaire
du Lieutenant Joseph COMOR.

Ses parents :

Son père, Martin Raoul COMOR et sa mère Marie Célina CARPENTIER se sont mariés le 9 juin 1874, à La Chaussée-Tirancourt.
Raoul COMOR est né à Vergies, canton d’Oisemont, le 11 novembre 1846. Il exerce la profession de cocher puis de valet de chambre au château de Tirancourt, chez M. de FRANCQUEVILLE.
Marie Célina CARPENTIER est née à Fresne-Mazancourt, arrondissement de Péronne, dans la Somme, le 14 janvier 1853. Elle est femme de chambre au château de Tirancourt

De leur union naît une petite fille, Marie Thérèse, le 14 janvier 1853 à Fresne-Mazancourt.
La petite décédera malheureusement peu de temps après sa naissance, à l’âge de 6 mois, le 14 septembre 1875 à La Chaussée-Tirancourt.
Un petit garçon naîtra quelques années après : Joseph, Désiré, Renaud, le 9 mai 1880 à La Chaussée-Tirancourt.

Marie Célina CARPENTIER est décédée le 26 juillet 1927 à La Chaussée-Tirancourt, sans profession, sur la déclaration de son mari.
Il n’y a pas de traces du décès de Raoul COMOR à La Chaussée-Tirancourt.

 

La famille COMOR-CARPENTIER repose dans le vieux cimetière de La Chaussée-Tirancourt, près de la chapelle, dans une tombe en granit de Belgique avec un entourage en fer forgé, une jolie croix.

Le conseil de révision :

On apprend qu’il a les cheveux noirs , les yeux châtains , le front ordinaire , le nez long et le visage ovale
Il mesure 1,63 m
Jeune soldat appelé de la classe 1900 de la subdivision d’Amiens ; N° 42 du tirage dans le canton d’Amiens, 3ème partie de la liste de recrutement N° 760 au régiment matricule de recrutement .
Dispensé article 23 (élève ecclésiastique)
Il est Bachelier es lettres.

Son service militaire :

Il est appelé au service armée le 14 novembre1901.
Il renonce à sa dispense devant le conseil d’administration le13 décembre 1901
Il intègre le 120ème R.I., comme simple soldat.

Le 120ème RI est basé à Stenay*. Il fait partie de la 87ème Brigade, 4ème Division, 2ème Corps d’Armée.
Le 20 septembre1902 , il est nommé caporal
Le 16 novembre 1903 , il est nommé sergent

Le 20 septembre 1904 , il passe dans la disponibilité.
Il passe dans la réserve de l’armée active de l’armée active au R.I d’Amiens le 1er novembre 1904

* 3 habitants de La Chaussée-Tirancourt ont appartenu au 120ème R.I : FERTEL Louis Frédéric dit Marceau ; BOUCHER Florent Emilien et WALLON Léon Henri Raymond qui malheureusement trouvera la mort.

Il se marie :

COMOR Joseph, se marie le 27 avril 1905 à la mairie de Paris VIII° avec TOULON Pauline, Louise, sans profession.
Pauline est née le 22 novembre 1881 à Paris , c’est la fille de Théodore TOULON et de Louise Emélie DURAND.

En 1916, il déclare être marié et père d’un enfant.
Le 8 mars 1919 à Paris, naît une petite fille Madeleine, Marguerite, Marie,

Bulletin de naissance de Marguerite, sa fille

PS : dans un rapport du gendarme DETAIL sur M. COMOR, candidat à la Légion d’honneur daté du 30 octobre 1923
Ce dernier indique que le couple a deux enfants âgés de 15 et 16 ans !

Il accomplit des périodes militaires :

Il accomplit une période dans le 72ème RI du 26/08 au 17/09/1909
Il est affecté à la 24ème Section de COA de Versailles le 22 septembre 1911.
Il accomplit une période dans le 272ème RI du 16/05 au 1/06/1911

La guerre éclate :

Il est rappelé à l’activité militaire suite à la mobilisation générale du 1er août 1914. il intègre la 24ème section de 24ème Section de Commis et Ouvriers militaires, le 2 août 1914 en qualité de sergent.
Il changera à plusieurs reprises d‘affectation ; c’est ainsi qu’il est incorporé
- au 42ème RI (25/12/1914 par décision de Mr le général gouverneur militaire de Paris du 18/12/1914)
- puis au bataillon de marche du 35ème R I (6/02/1915)
- et enfin au 130ème R I (25 mars 1915).

Il monte en grade :

- Le 19 septembre 1915 il devient adjudant au130ème R I. Il participe activement à la 2ème bataille de Champagne en septembre 1915.
- Il passe Sous-Lieutenant à titre temporaire le 15 octobre 1916 au 127ème R I , à titre temporaire par décision ministérielle du 15/10/1916 (JO du 19/10)

Lettre de « motivation »

Mayenne le 7 septembre 1916
L’adjudant de territoriale Comor Joseph matricule 010650 de la classe 1900 de la 27ème Cie du 130° R I
A Monsieur le Ministre de la guerre
Objet :
Au sujet d’une demande de promotion au grade de sous lieutenant à titre temporaire.

J’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance ma promotion au grade de sous lieutenant à titre temporaire et pour la durée de la guerre.
Je suis marié et père d’un enfant.
Ma femme n’occupe aucun emploi rétribué par l’état.
Signé Comor

- Le 1er mars 1917, il devient Sous-lieutenant de réserve à titre définitif au 8ème R I T. par décret du président de la république en date du 18 mai 1917 pour prendre rang du 1er mai 1917 (JO du 21mai)
Il passe au 14ème Bataillon de chasseurs à pieds le 10 février 1918 (décision 1541 de la VIIème armée du 3 février 1918).

Lettre de « motivation »
Le sous lieutenant Comor de la 2ème compagnie à Monsieur le Lieutenant commandant le 8ème R I T.
Comme suite à la décision du 23 février 1917, j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir me proposer pour le grade de sous lieutenant à titre définitif.
Aux armées le 23 février 1917
Signé Comor

- Le 8 décembre 1918, il obtient le grade de Lieutenant de territoriale au 416ème R I.

Campagnes :

Contre l’Allemagne : du 2 août 1914 au 11 novembre 1918

Intérieur : du 2/08/1914 au 24/12/1914
Aux armées : du 25/12/1914 au 26/09/1914
Blessé : du 27/09/1914 au 24/09/1915
Intérieur : du 25/09/1915 au 14/10/1916
Aux armées : du 15/10/1916 au 16/02/1919

Blessures :

Blessé à la main gauche le 21 septembre 1915 devant Saint Hilaire le Grand (Marne) non évacué. (plaie en seton)
Blessé à la cuisse droite par éclats d’obus le 27/09/1915 devant Saint-Souplet Epine de Videgrange (Marne).

Citation :

Il est cité à l’ordre de la 8ème division d’infanterie n° 26 du 4 juin 1916.
« Le 27 septembre 1915, ayant brillamment enlevé la fraction qu’il commandait, l’a menée sous une vive fusillade jusqu’à proximité des fils de fer ennemis. Blessé assez grièvement. »

Décorations :

Croix de guerre avec étoile d’argent.

Un officier bien noté :

1916
Très bon sous-officier. Se présente bien. Affecté à la 24ème section de C O A. a été passé au 42ème R.I sur sa demande le 25 décembre 1914. a été passé au 35ème bataillon de marche le 6 février 1915 et de là au 130 le 25 mars 1915
A été blessé. Exerce la profession d’industriel. Instruction secondaire. Apte à devenir officier
Mayenne le 11 sept 1916
Avancement 1/1
Le général de brigade ; nom : Chatillon
Bachelier es lettres. Parti au front comme sergent. Une blessure ; une citation à l’ordre de la division. A servi les cours de Fresnay.
Apte à l’épaulette
Le Chef de corps : Augammare

1917
    1 ) Mr COMOR nommé sous lieutenant au 127ème vient des adjudants du 130ème RI.
Il n’a séjourné que quelques jours au dépôt du 127ème RI.
Il y a laissé l’impression d’un officier intelligent et instruit et de bonne éducation
Parti en renfort du 8ème régiment territorial d’infanterie le 6 décembre 1916
Guéret le 6 décembre 1916
Le commandant du dépôt du 127ème RI
Signé Petitjean

    2 ) 8ème régiment territorial d’infanterie. Bon chef de section. Fait bien son service. Caractère pondéré et réfléchi. Par suite d’une blessure de guerre a une résistance et une vigueur diminuée, mais a de la volonté. S’est très bien tenu au Chemin des Dames.
9 décembre 1917
commandant Mortier commandant le 8ème RIT
signé Mortier

1918
    1 ) Officier modeste et …. Fait très sérieusement son service. A sur ses subordonnés, par son attitude et son exemple, une très heureuse influence.
Intelligent, homme de devoir. Santé délicate. Passé le 10/02/18 à la 25ème compagnie du 14ème BCP.
11 février 1918
commandant Mortier, commandant le 8ème RIT
signé Mortier

     2 ) 416ème R.I
Officier calme, consciencieux , .. et très discipliné. A bien commandé une compagnie pendant 4 mois. Bonne éducation, bonne tenue
le 10 décembre 1918
Le lieutenant colonel Arqué , commandant le 416ème R. I.

Il se retire de la vie militaire :

Il est mis en congé illimité de démobilisation au 19 février 1919, et se retire à Paris 165 rue Roquette.
Il est affecté au 80ème R I le 25 février 1921.
De 1921 à 1930 il ne participe plus aux périodes militaires et aux stages.
Il se consacre à son travail.
Joseph exerce la profession de fabricant d’articles funéraires .
Plus tard, il habitera 169 Grande Rue à Nogent sur Marne .
Il obtiendra une petite pension d’invalidité et a droit à la carte du combattant au titre de l’article 2 du décret du 1er juillet 1930.
Justification : Blessure de guerre par éclat d’obus le 27 septembre 1915.

Il est proposé pour la légion d’honneur :

En 1926, il devient chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.
Les rapports de ses anciens chefs et de la gendarmerie sont élogieux.