LES  PROCESSIONS  DE  1935

RENOUVEAU A LA CHAUSSÉE

Une procession champêtre

Enfin, voici revenu le bon vieux temps avec des offices variés et la poétique procession des litanies majeures. En effet, le 25 mars, à 7 h. 30, les fidèles sont réunis l'église de La Chaussée et bientôt la procession sort en chantant les litanies des saints qui implorent tour à tour toutes les sortes de bons serviteurs de Dieu. Nous empruntons le sentier parallèle à la route de Tirancourt. L'air frais et vif fouette les visages. On est heureux de voir dans le les prairies les soutanes rouges des enfants de chœur, les surplis blancs et surtout, en tête, la Croix.
Cet office matinal, nouveau pour certains, évocateur pour d’autres, sera, j'espère, pratiqué avec la même dévotion dans les années prochaines.
Nous arrivons bientôt à la chapelle du cimetière, où aucun office n'a été célébré depuis des années. Ici une surprise nous attend car la vieille chapelle au toit si malade a été sérieusement nettoyée par des personnes dévouées de Tirancourt que M. le Curé remercie très justement d'un mot avant le retour à l'église.
On prend cette fois la route de Tirancourt et le chant des litanies continue toujours aussi impressionnant. Pour 8 h. 10 nous sommes de nouveau à l'église et M. le Curé célèbre la messe.
L’office terminée, chaque fidèle retourne à ses occupations je dois avouer que, pour ma part, j'étais heureux et que je ne cachais pas ma satisfaction !
La Chaussée, 26 Mars 1935   
Un Jeune              

Article paru dans « Le rayon de Soleil » (mai 1935)


LA PROCESSION DU SAINT-SACREMENT

Cette année, c'est le bas du village qui reçoit l'Illustre visiteur Six reposoirs très réussis s'échelonnent sur le parcours. Les petites filles en blanc semblent autant de marguerites tandis que jeunes gens et jeunes filles escortent les bannières de leurs Patrons.
Plusieurs chants à deux voix rappellent les processions de Lourdes. Les chanteurs et chanteuses de La Chaussée sont soutenues par un groupe nombreux. venu de Belloy, c'est la grande et joyeuse fraternité au pied de l'Hostie…

Article paru dans « Le rayon de Soleil » (août-septembre 1935)


LA PROCESSION DE TIRANCOURT
18 Août 1935

Ce sont des cœurs joyeux qui sortent de cette vieille chapelle du cimetière, si vieille que ses murs et son toit s'en ressentent grandement, mais rajeunie, je crois, par cette cérémonie si vivante, par la ferveur de la nombreuse assistance et surtout par la présence réelle de Jésus. Car, cet après-midi, continuant la tradition... de l'an dernier, Tirancourt avait sa procession du Saint-Sacrement et, pour une fois, délaissant notre chère église, la chapelle des morts était notre point de départ pour un cortège simple, sans bannières, en rang deux par deux - c'est liturgique, en pareil cas, paraît-il - cortège empreint d'un grand recueillement et d'un silence... religieux.
Il y a une émotion un peu spéciale dans ce parcours champêtre, dans cette station devant le magnifique reposoir du château. Et puis, on y chante les litanies des Saints, leur faisant, semble-t-il, faire cortège à notre Dieu, dont ils sont les privilégiés. Et ce salut, tassés fade à coude dans la chapelle - c'est si bon de se sentir les coudes - chantant avec ardeur dans cette quasi ruine, comme on ne chante parfois pas dans une belle église !... Aussi, Monsieur le Curé a une allocution qui laisse percer ces différentes impressions, allocution du prêtre heureux de cette intime cérémonie, heureux comme nous l’étions tous.

Source : Article de Monsieur l’Abbé PAUL DENTIN. Dans « Le rayon de Soleil » (octobre 1935)


LA SAINTE ENFANCE

Le 8 septembre, nous avions donc le plaisir de revoir cette gracieuse fête. Après les vêpres et l'allocution Monsieur le Curé, les enfants, un cierge á la main, font la procession dans, l’église, procession accompagnée de cantiques missionnaires. Puis Mauricette Robay lit la consécration des enfants, alors que tous sont groupés devant la statue de l'Enfant-Jésus. Ensuite a lieu une distribution de médailles et souvenirs. Et après la cérémonie sont tirés au sort les noms des parrains et marraines que La Chaussée est en droit de désigner, puis de nouvelles inscriptions viennent grossir ce groupe, aide précieux pour nos missionnaires.
Au total, 87 enfants sont inscrits dans l’œuvre de la Sainte-Enfance.

Source : Article de Monsieur l’Abbé PAUL DENTIN. Dans « Le rayon de Soleil » (octobre 1935)