LES  SOUTERRAINS  DE  TIRANCOURT
À Tirancourt, sous « le Camp César », on trouve d’anciennes carrières connues autrefois sous le nom de carrières de Beaumetz ou Belmez, en 1200.
À cette époque, elles appartiennent à Raoul de Breilly. C’est ce dernier qui autorisa les religieux prémontrés de Saint-Jean d’Amiens d’y prendre de la pierre pour bâtir leur abbaye.

Cette permission sera confirmée en 1202 par le suzerain, Enguerrand, baron de Picquigny.
En 1234, le chapitre de la cathédrale d’Amiens passe un accord avec le chapitre de Picquigny, pour extraire des carrières de Tirancourt des pierres nécessaires à la construction de la cathédrale.
La craie était extraite puis équarrie ; les pierres étaient ensuite acheminée par la Somme à Amiens. Un chemin mène directement à la rivière, face à la commune de Breilly.
Les déchets de taille étaient entassés en contre bas, le long du Camp César, et formaient des monticules ressemblant un peu aux terrils du nord de la France.

Les souterrains ont ensuite été abandonnés, les entrées se sont bouchées.
À plusieurs occasions, les souterrains ont été réouverts :
    - Pendant la guerre 14/18, car les Alliés voulaient en faire un hôpital, à l’arrière du front. De nombreux graffitis ornent les parois. Ils émanent le plus souvent de soldats australiens. Il y a également des noms de Calcéens de cette époque.
    - Pendant la deuxième guerre mondiale pour servir d’abri anti-aérien. À la Libération de nombreux villageois y sont allés.
    - Dans les années 1960, pour un projet de champignonnière.
    - En fin en 1983, pour le projet SAMARA, Bruno LEBEL souhaitait y faire un musée de la pierre…
Depuis, l’entrée est solidement fermée ; seul un passage permet aux chauves souris d’aller et venir.