LE  SOLDAT   VINCENT  MIANNAY

La vie de Vincent MIANNAY
Soldat
Décédé le 16 septembre 1914 à Servon-Saint-Thomas

Vincent  MIANNAY dit « Narcisse » est  né à La Chaussée-Tirancourt. Il est « Mort pour la France », dans les premiers jours du conflit, le 16 septembre 1914 à Servon-Saint-Thomas.
Il ne figure pas sur notre monument aux morts, mais j’ai tenu à saluer sa mémoire.

Son enfance à La Chaussée-Tirancourt

Vincent  Narcisse MIANNAY est  né à La Chaussée-Tirancourt,  le 5 avril 1883.
Son père, Pierre Antoine Narcisse est domestique de culture ; il a 47 ans.
Sa mère Geneviève DUPONTEUE a 26 ans ; elle est sans profession.

La famille habite Amiens

Ses parents déménagent ensuite à Amiens, 14 rue des Majots. Le  père de Vincent décèdera à Amiens le 12 octobre 1904.

Le conseil de révision

En 1903, il passe le conseil de révision à Amiens ,  il est déclaré « Bon », mais il est dispensé article 21 (unique de septuagénaire).
Il a les cheveux et les sourcils châtains, les yeux bleus, le front ordinaire , le nez moyen,
La bouche moyenne , le menton rond, le visage ovale et mesure 1,70 mètre.
Son degré d’instruction générale est 3 (moyen)

Son service militaire

Son père étant décédé, il est incorporé le 14 novembre 1904, comme soldat de 2ème classe au 4ème bataillon du 37ème R.I.
Il passe dans la disponibilité le 23 septembre 1905.
Le certificat de bonne conduite est « accordé ».
Il accomplira des périodes : dans le 72ème  Régiment d’Infanterie du 28 août au 24 septembre 1908, puis du 23 mai au 8 juin 1914.

Il se marie

Vincent  Narcisse MIANNAY se marie à Amiens le 24 février 1906,
avec Mademoiselle Seconde Alexandrine RAYMOND, originaire de Gournay-en-Bray.
Il habite alors à Amiens avec sa mère, Chaussée Saint-Pierre, 5 cité Lefebvre.
Il exerce la profession d’aide chaudronnier.
Le couple aura un garçon Raymond, né le 12 mai 1904 à Amiens.

Le couple déménage à plusieurs reprises

On retrouve la famille successivement :
En 1906 179, route d’Allonville à Amiens (Somme)
En 1908 à Hersin Coupigny, près de Noeux les mines (Pas de Calais)
En 1910  à Liévin Calonne N° 213, Pont des Cornailles (Pas de Calais)
En 1911 à Corbie (Somme)
En 1912 Rue Jules Michelet, Maison Martin, à Creil (Oise)
En 1914, le couple habite Grenay, dans le Pas de Calais, 790, Cité Maroc.
Vincent exerce la profession de « houilleur ».
Le 19 juin 1914, un garçon , Marcel, naît au domicile du couple : il ne connaîtra malheureusement jamais son papa, car celui-ci est rappelé le 2 août 1914.

Il est rappelé à la guerre

Il intègre alors le 72ème R.I, un régiment d’Amiens, comme soldat de 2ème classe.
Vincent est « Mort pour la France », dans les premiers jours du conflit, le 16 septembre 1914 à Servon-Saint-Thomas, comme indiqué sur sa fiche "Mémoire des Hommes".
La transcription de décès n'a pas été notifiée à la mairie de La Chaussée-Tirancourt. Il ne figure pas sur notre monument aux morts , ni sur celui d'Amiens où il a résidé peu avant la guerre.
Le monument aux morts de Grenay. (Photos Grégory Picart)
Il figure sur le monument aux morts de Grenay (Pas-de-Calais), mais son prénom est erroné car il est noté : MIANNAY « Vinant ».
Il fait partie des 82 soldats « Morts pour la France » inscrits sur le monument aux morts de Grenay pour lesquels la ville n’a trouvé aucune trace de leurs décès.
La transcription aurait été envoyée le 11 août 1915 à  la Mairie de Quesnoy-sous-Airaines.

Le petit Marcel a été adopté par la Nation par Jugement du Tribunal Civil d’Amiens en date du 20 février 1920. Il se mariera à Amiens le 23 décembre 1933 avec Julienne Paule Thierry.


Merci à :

- Jacques Fouré pour les photos du registre matricule
- Monsieur Jacques Duthoit, directeur général des Services, Mairie de Grenay (Pas de Calais)